Alexandre GEORGES - Associate director en Loan Syndication et Distribution




1)    Bonjour Alexandre, peux-tu nous parler de ton parcours ? 
 
Hello ! Je m’appelle Alexandre Georges, j’ai 28 ans, j’habite actuellement à Londres et je travaille pour Standard Chartered Bank. C’est une banque généralement inconnue du grand pulique en Europe car elle n'a pas de banque de détail et est principalement axée sur les marchés émergents. 
Pour la situer, c’est le sponsor du Liverpool FC donc si tu regardes un match tu verras le nom de ma banque sur le maillot des joueurs. En général c’est comme ça que je la présente, et c’est aussi comme ça que je l’ai présentée à mes parents ! 
 
Pour ce qui est de mes études, j’ai commencé par le Bachelor de l’EDHEC à Lille avec une spécialité en Finance. En 2016, j’ai suivi le Msc in Financial Markets and Investment de SKEMA Business School. Pour valider mon Master, j’ai fait un stage de 6 mois chez Natixis à Paris en tant qu’Origination Debt Structuring & Loan Syndication Analyst pour la région EMEA. J’ai ensuite eu l’opportunité de faire un VIE à la Société Générale à Londres dans l’équipe Syndication & Origination et j’ai adoré cette expérience !
 
J’ai rejoint Standard Chartered en 2019 en tant qu’Associate dans l’équipe de Loan Syndication & Distribution où je couvre la distribution de loans (crédits/prêts) sur le marché primaire et secondaire pour l’Europe et l’Afrique. Mon desk couvre la région de l’Europe, où la banque (dont le HQ est basé au R-U) est en développement dans ses activités de marché / CIB, ainsi que le continent africain.
 
 
2)    Le VIE n’est pas toujours très populaire. Est-ce que c’est une expérience que tu conseilles aux étudiants ?
 
Je peux comprendre cette impopularité mais pour ma part j’ai adoré mon VIE car j’ai eu la chance de travailler dans un environnement international et multiculturel. 
Bien que la Société Générale soit une entreprise française, mon équipe n’était composée qu’à 50% environ de français. J’ai trouvé cela très gratifiant de pouvoir travailler avec autant de personnes diverses et variées ! 
Un VIE, c’est une opportunité unique de vivre à l’étranger tout en travaillant pour une entreprise française. Si tu as envie de t’expatrier, par exemple pour diversifier ton CV, alors le VIE est fait pour toi ! Même si in fine tu veux retourner travailler en France, avoir sur ton CV une expérience à l’international, c’est un signal fort que tu envoies aux recruteurs car cela prouve que tu as une bonne maîtrise de l’anglais ou de la langue du pays. 
 
Je pense que si je n’avais pas fait de VIE, je n’aurais jamais pu avoir mon poste actuel chez Standard Chartered. Les recruteurs auraient vu mon école française et mes expériences en France et m’auraient très certainement catégorisé comme quelqu’un qui ne parle pas anglais. Le fait d’avoir eu une expérience internationale m’a donné une certaine légitimité. En effet, s’expatrier démontre d’une certaine maturité professionnelle, d’une capacité à prendre des risques et à s’adapter à une nouvelle culture ainsi que d’une grande débrouillardise. 
 
Finalement, le VIE ça peut être un excellent tremplin pour trouver un « permanent role » par la suite. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que j’ai choisi la syndication. Mon job, c’est littéralement de contacter les banques. Lorsque je suis arrivé à Londres en syndication pour 2 ans, j’étais convaincu que ça m’aiderait pour trouver un job en syndication, et ça a été le cas ! Je suis sorti du VIE avec une belle liste de contacts, que je n’ai finalement pas eu besoin d’utiliser, mais c’était un gros avantage. 
 
 
3)    L’origination, la structuration, la syndication et la distribution de loans, qu’est-ce que c’est ? 
 
Lorsqu’un emprunteur, que ce soit un corporate (une entreprise), une entité souveraine ou une institution financière par exemple, a des besoins de liquidité, il a la possibilité de lever de la dette senior, i.e du loan (un crédit). Les large caps (entreprises ayant une capitalisation boursière élevée) vont se tourner vers des banques d’investissement et leur donner un mandat pour trouver cette liquidité sur les marchés. Ce mandat peut être géré par les desks de corporate finance de la banque spécifique en fonction de l’aspect de structuration ou de l’objet du financement, ou alors directement par le desk de syndication dans le cas de financements dit « vanilles » (pour des besoins de trésorerie par exemple).
 
L’origination, c’est la capacité d’une équipe, d’une banque à structurer et financer un produit financier, c’est en quelque sorte la phase pré-mandat. Il y a 2 parties dans l’origination : l’origination pure et l’exécution. Pour ce qui est de l’origination pure, cela consiste à démarcher des clients et prospects pour obtenir des mandats. Lors de la phase d’exécution, on a obtenu le mandat et on commence à structurer le loan. En général, la phase de modèle est faite en amont du processus, avant même d’avoir le mandat. 
 
Pour ce qui est de la structuration, cela consiste à agir plus ou moins en tant qu’avocat d’affaires pour l’emprunteur en faisant en sorte que les termes du financement soient en adéquation avec les attentes du dit emprunteur et de pools d’investisseurs pouvant faire partie du financement ayant attrait à la stratégie de syndication. 
Une clause très importante est la clause de transférabilité lorsque, par exemple, Standard Chartered prête 200 millions dans un crédit et souhaite 1 an plus tard vendre cette exposition sur le marché secondaire, si la clause de transférabilité stipule qu’il y a un minimum de transfert de 50 millions, il faut le prendre en compte en amont pour ne pas être sujet à cette limitation. Si ce n’est pas fait en amont, il faudra enclencher un processus de « waiver » ou d’amendement de la documentation qui est coûteux en ressources et pas forcément du goût de toutes les banques qui font partie de la syndication primaire. 
 
La syndication, c’est la possibilité aux banques mandatées par un emprunteur sur une levé de dettes d’une part de donner une partie de cette liquidité grâce à ses fonds propres (c’est-à-dire au bilan de la banque) et d’autre part de s’engager à trouver le reste des liquidités sur les marchés notamment en contactant d’autres banques pour former une syndication. Lorsque le desk de syndication reçoit un mandat de financement, il va être en charge de trouver la liquidité, mais aussi d’arranger le loan donc de le structurer et de faire en sorte que les termes soient suffisamment attractifs pour la banque et pour le marché sans quoi trouver la liquidité sera plus compliqué. 
 
Finalement, la distribution consiste à manager et à gérer le risque de la banque soit dans la phase primary, soit après la phase d’origination et la clôture du loan que l’on appelle le marché secondaire, Je dois être en mesure d’estimer la liquidité de chaque crédit présent sur mon portefeuille pour ainsi prévoir une vente rapide si nécessaire dans le cas ou une instance de la banque demande que l’on se sépare de ce risque. Pour dé-risquer, je peux soit vendre le loan sur le marché secondaire, soit contracter une assurance contre le risque de défaut du loan. Lorsqu’on vend un loan au secondaire, ce n’est pas forcément parce qu’on trouve que l’emprunteur va baisser d’un notch de rating, la plupart du temps c’est à cause des limites de risques imposées par la banque. Imaginons que dans 6 mois on veut originer 100 millions de plus, qu’on a déjà un loan de 150 millions, et que notre limite est de 200, il faut que je dé-risque et que je vende en secondaire si le premier loan ne va pas arriver à maturité avant. Sinon, il me sera impossible d’accepter cette nouvelle origination.
 
Ce que je trouve vraiment génial dans mon job, c’est que j’ai une vision du processus end-to-end, c’est-à-dire du moment où on est en train de pitcher le loan, au moment où on a closé ce loan et le risque apparaît sur notre book, cela jusqu’au moment où on va décider de vendre cette exposition. Le principal enjeu de ma fonction c’est donc d’identifier correctement les risques et les opportunités associés à chaque prêt, à chaque juridiction et secteur associé ainsi que de comprendre les besoins de liquidité du marché et d’établir des relations.
 
 
4)    A quoi ressemble ta journée-type ? 
 
Ma journée-type s’étend de 8h à 19h en moyenne, même si elle se termine souvent bien plus tardivement. En tant qu’Associate Director dans l’équipe de Loan Syndication & Distribution, j’ai plusieurs missions mais mon but c’est principalement de trouver de la liquidité sur les marchés.
 
Premièrement, je suis en charge de la phase primaire. Je vais prendre part au processus dans sa globalité en commençant par le pitch en passant par l’obtention du mandant, la syndication en elle-même, la phase de documentation, la clôture et jusqu’au dé-risque si nécessaire. Je vais par exemple faire une analyse de la liquidité ainsi que le mémo de crédit en me concentrant sur la syndication et l'appétit pour le risque du marché. 
 
Ensuite, je m’occupe de la création de la feuille d'offre et de la commercialisation de l'opération. Je suis également amené à assister les acheteurs potentiels et à négocier le prix et les conditions pour eux. Je fais beaucoup de pitchs afin de trouver la liquidité nécessaire sur les marchés bancaires et je contacte les investisseurs potentiels comme les institutionnels (fonds, hedge funds etc) pour le proposer le loan. 
 
Finalement, il y a tout un travail de pipeline à faire, c’est-à-dire qu’il faut rédiger des rapports et faire le suivi. En général le processus dure entre 4 et 5 semaines, du moment où tu as le mandat au moment où tu signes le loan.
 
Un des avantages de mon desks de syndications est le fait que nous ne sommes pas spécialisés sur un produit ou type d’emprunteur spécifiques mais sur une région, et dans mon cas l’Europe et l’Afrique, mais aussi bien sur les emprunteurs souverains que les entreprises privés, les structures de Project Finance, Shipping, Aviation …
 
 
5)    Pourquoi avoir recours à un loan plutôt qu’à une obligation ? 
 
Il y a plusieurs raisons à cela ! D’une part, la diversité. Le fait de se sourcer sur plusieurs moyens de financement permet de diversifier son portefeuille et donc son bilan. D’autre part, c’est moins cher. Le principal avantage du crédit, c’est que c’est une dette senior, c’est-à-dire que les banques sont les premières à être payées en cas de défaut de l’emprunteur. Il y a évidemment plusieurs niveaux de sécurité et de souveraineté de la dette dans le loan lui-même, mais il n’en reste pas moins qu’en raison de ce niveau de sécurité le loan est moins cher que les obligations. De plus, en général, le taux d’intérêt du loan est fixe ou indexé sur un taux interbancaire comme le LIBOR, l’EURIBOR ou le SONIA plus récemment, et donc il est la plupart du temps moins cher que le coupon de l’obligation.
 
Toutes les entreprises et tous les états ne sont pas en mesure de lever des obligations. Par exemple, pour les pays ayant fait défaut récemment comme la Zambie, le Mozambique ou encore la Grèce, pendant longtemps le seul moyen de lever du financement c’était via le loan car c’est un instrument privé. A contrario, l’obligation est un instrument public, ce qui signifie que tout le monde peut avoir connaissance du nom de l’émetteur, des banques arrangeuses et le montant du coupon qui sera payé. De plus, avec des obligations, l’emprunteur n’a pas vraiment de visibilité sur qui va financer le bond (l’obligation) hors de la phase primaire alors qu’avec le loan, il a un droit de regard sur son pool bancaire. Dans la plupart des cas si un investisseur veut rentrer dans le loan en milieu de vie et surtout en phase d’origination, il faut l’autorisation de l’emprunteur.
 
Enfin, pour la banque, c’est un produit d’appel qui permet de fidéliser son pool bancaire et ainsi de rester attractif sur le marché de la dette. La banque essaye d’avoir un pool bancaire qui est relativement fixe et de donner des mandats qui tournent. Donc c’est un instrument qui permet de nouer une véritable relation de long-terme avec l’emprunteur. C’est cette relation qui va te permettre de proposer par la suite d’autres produits avec de meilleurs rendements à l’emprunteur.
 
 
6)    Quels sont les différents types de loans que tu traites ? 
 
Il existe 3 principaux types de loans. Le plus basique, c’est le term loan. C’est un crédit qui en général va courir sur la maturité et va avoir un amortissement qui est soit bullet (c’est-à-dire à maturité), soit graduel (amortissement semi-annuel, trimestriel etc). 
 
Il y a ensuite le RCF (Revolving Credit Facility). Ce sont des lignes de crédit qui sont disponibles et qui portent sur des maturités très courtes. La plupart des grandes entreprises qui sont Investment Grade (IG) en ont. En général, les meilleures entreprises ont plein de lignes de liquidité qu’elles peuvent tirer à tout moment mais qui ne sont jamais utilisées. Elles sont en général utilisées seulement lorsque l’entreprise rencontre des difficultés financières et a un besoin de liquidité urgent. C’est un produit d’appel, très peu margé mais qui est tout de même intéressant pour la banque car elle est payée sur les comittement fees, c’est-à-dire un intérêt sur la partie non tirée. Pour la banque, c’est avantageux car elle est engagée par l’entreprise à un montant qui est disons par exemple 5 millions, mais les fonds utilisés sont globalement à 0. 
 
Finalement, le troisième type de loan c’est ce qu’on appelle un « bridge ». Un bridge c’est un crédit, pour une maturité très courte (3 mois, 6 mois ou 1 an) qui va être utilisé en latence d’un autre produit. Cela peut être par exemple un « bridge-to-bond ». Un emprunteur vient voir la banque car il a envie de lever de la liquidité maintenant dans l’optique de lever un bond par la suite. Le remboursement du crédit se fera donc par le bond. Il peut également y avoir des bridge-to-cash, bridge-to-term-loan etc. 
 

7)    Peux-tu nous parler de la culture d’entreprise chez Standard Chartered ? En quoi est-elle différente de celle des banques françaises ?
 
Bien sûr ! Standard Chartered est une banque britannique qui est née il y a un peu plus de 150 ans de la fusion de Standard Bank et Chartered Bank qui sont respectivement indiennes et sud-africaines. Standard Chartered est principalement présente dans les pays émergents et notamment dans le sud de l’Afrique, en Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient et en Asie. A Singapour par exemple, c’est la troisième banque de retail la plus importante du pays.  
 
Les différences en termes de culture d’entreprise par rapport aux banques françaises sont nombreuses. La première et la plus évidente, c’est la diversité des profils que tu peux rencontrer sur le floor. Sur mon floor corporate finance, je suis le seul français. Il y a tellement de nationalités, je n’avais jamais vu ça ailleurs ! En comparaison, dans certaines banques françaises, c’est très français, blanc et masculin, surtout quand tu montes les échelons… Ici, pas du tout ! On a des Anglais, mais on a aussi énormément de Sud-Africains, d’Asiatiques, d’Américains etc. Ça fait partie intégrante de l’ADN de la banque et c’est l’une des choses qui me plait le plus !
 
La deuxième différence avec les banques françaises, c’est la culture d’entreprise en elle-même. En France, il y a encore malheureusement cette culture de face-time qui est très présente. Tu dois te montrer au bureau, c’est assez mal vu de partir avant son boss et si tu pars à 18h on te demande, à moitié en rigolant, si tu as pris ton après-midi… Chez Standard Chartered ce n’est absolument pas comme cela, et c’est un peu plus simple pour trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. 
 
Enfin, la dernière différence majeure, ce sont les marchés sur lesquels on est le plus présent. Quand tu es à la Société Générale, c’est-à-dire dans une banque reconnue en Europe, tu as une présence sur presque tous les marchés. Ce que j’aime chez Standard Chartered c’est qu’en Europe, on ne cherche pas à être sur tous les fronts, on se concentre sur quelques secteurs principaux et on fait de notre mieux pour bien comprendre les marchés. Typiquement, en Europe, on se concentre sur 3 secteurs à savoir les marchés renouvelables comme l’éolienne offshore ou le solaire, le commercial Real Estate et enfin le Fund Finance, c’est-à-dire le financement de fonds de fonds. Ce choix stratégique nous permet d’entretenir nos relations avec les sponsors que l’on a depuis 20-30 ans dans les pays émergents et ainsi d’accompagner leur expansion en Europe ou dans d’autres régions. C’est ce qui nous a permis d’être #1 en Afrique subsaharienne et de gagner en notoriété en Europe ces dernières années.  
 
 
8)    Qu’est-ce qui te plaît le plus et le moins dans ton métier ? 
 
Ce qui me plaît tout particulièrement, c’est de travailler dans une grande entreprise et d’évoluer dans un environnement « challenging » et où l'on est constamment mis au défi. De plus, j’ai la chance de travailler au quotidien avec des personnes brillantes et dotées d’une grande expertise, que ce soit les clients, les investisseurs ou encore mes collègues, et je trouve cela très enrichissant car cela me pousse à dépasser mes limites ! Parfois je fais des calls avec des personnes de haut niveau qui m’impressionnent comme des ministres par exemple et je mesure la chance que j’ai d’exercer ce métier qui me passionne. 
 
J’ai la chance de faire partie d’une équipe avec une gestion plutôt horizontale, ce qui signifie que l’on a nos propres comptes et clients et par conséquent beaucoup de responsabilités ! Etant donné que je travaille en syndication et origination de loans, j’ai la chance d’avoir une vue d’ensemble sur de nombreuses activités de la banque. En effet, je suis amené à regarder tous les desks de corporate finance comme par exemple ceux de LBO, de Project Finance, d’Export Finance, de Corporate and Sovereign, de FI lending, mais aussi les desks de DCM et de M&A. 
 
Enfin, ce qui me plaît également beaucoup c’est l’aspect international et l’accent mis sur les pays émergents ! Avant la crise sanitaire, j’ai eu l’opportunité de faire plusieurs déplacements professionnels dont notamment un à Singapour et un à Dubai ! 
 
En ce qui concerne les points négatifs, je dirais que je peux parfois ressentir de la frustration en raison des nombreuses réglementations et politiques internes qui encadrent énormément nos activités. D’autre part les heures de travail sont relativement longues étant donné que je suis impliqué dans l'origination, la syndication et la distribution des loans…
 
 
9)    Quels conseils donnerais-tu as des étudiants voulant s’orienter dans cette voie ? 
 
En tant que recruteur, la première caractéristique que l’on cherche chez un futur stagiaire c’est la curiosité d’esprit. Montrer que l’on a envie d’apprendre, c’est vraiment l’aspect primordial d’un jeune étudiant en finance, bien plus que le côté technique. Tu dois savoir lire des états financiers, savoir à peu près comment fonctionne une banque, mais ce sont des choses que tu peux apprendre sur le tas ! Avoir envie d’apprendre plein de choses, être enthousiaste, avoir les qualités de Sales, ce sont des choses que tu peux difficilement apprendre… 
 
Lorsque je fais passer des entretiens pour nos Graduate Programmes, nos internships etc, les profils que l’on reçoit par les HR sont assez homogènes malheureusement. C’est étrange parce que ce n’est pas trop l’ADN de la banque mais pour les juniors, on apporte une grande importance au « brand name ». En tant que français, tu disposes d’un avantage par rapport aux britanniques car ces derniers ne font pas de stage ! Et un stage de 2 mois, on s’en fiche de ce que tu as fait mais si tu l’as fait à la BNP, à la Société Générale ou chez CACIB par exemple, tout de suite ça flashe ! Avoir une expérience à l’international cela aide aussi car c’est un bon moyen de se différencier des autres candidats.
 
Le troisième conseil que je donne, c’est de rechercher le plus d’informations possible.  Il ne faut surtout pas hésiter à envoyer pleins de mails aux gens pour leur proposer un café ou un call de 5 minutes. LinkedIn, c’est un fabuleux outil pour prendre contact avec ces personnes. Tu auras très peu de réponses mais faire l’effort de contacter des professionnels, cela peut déboucher sur des opportunités intéressantes !
 
Enfin, une fois en stage, il ne faut vraiment pas hésiter à poser toutes tes questions ou à demander des clarifications si tu n’as pas compris quelque chose. Attention cependant à être attentif à la réponse, il n’y a rien de pire pour un Associate ou un VP que de devoir répéter deux fois la même chose. Parfois, on me demande ce qu’est un loan, et c’est une question pertinente et intéressante. Mais si tu me redemandes la même chose le lendemain, alors c’est une question bête…



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